AEBRN-HN - Association des éleveurs de Bovins de Race Normande de Haute-Normandie

  • Taille du texte :
  • A 
  • A 
  • A
Accueil | La Race Normande
La Race Normande

Le vêlage précoce

alt

ZOOM SUR LE VÊLAGE PRECOCE

Le 27 mai prochain, l’Association des Eleveurs de Bovins de Race Normande de Haute-Normandie organisera sa cinquième Journée Normande à Ouainville à la SCL du Bois d’Erneville chez Agnès et Nicolas Petit.

Cette journée, dont le fil conducteur est « la normande, une race qui marge », est l’occasion d’aborder différents thèmes techniques tels que,

  • la problématique du regroupement de deux cheptels,
  • les pistes d’amélioration des résultats techniques et économiques,
  • le témoignage de quatre éleveurs sur la manière dont ils « vivent leur génétique normande » sous les aspects rentabilité, nouvelles technologie et  accès au schéma de sélection.
  • et le vêlage précoce.

C’est Gilles Bénard, technicien d’élevage au Contrôle Laitier, spécialisé « génisses » qui interviendra sur ce thème du vêlage précoce. Posons-lui quelques questions.

Gilles, quels sont les intérêts du vêlage précoce en race normande, en termes techniques et économiques ?

GB :

Une meilleure longévité des animaux grâce à de meilleures mamelles moins sujettes à la prise de gras et donc plus solide et moins de problèmes de reproduction, grâce toujours à une moindre prise de gras mais aussi à une plus grande activité hormonale. Un autre intérêt du vêlage jeune, est une évolution génétique du troupeau plus rapide.

Economiquement, cela se traduit par 6 à 8 mois de frais d’élevage en moins, c'est-à-dire 1€ par jour soit 240 € environ, et des taux de réforme plus faible.

Quels itinéraires techniques conseillez-vous pour amener une génisse au vêlage précoce ?

GB :

Une phase lactée de 70 à 75 Jours conduisant à un poids au sevrage égal au double du poids de naissance. Puis du sevrage à 6 mois, un GMQ (gain moyen quotidien) de 800 à 900 g sans problème  sanitaire durant cette période qui est déterminante dans la vie l’animal surtout si on veut le faire vêler jeune.

A la mise à l’herbe, les animaux seront obligatoirement complémentés  en  pulpe et  céréales, un correcteur azoté viendra s’y ajouter lorsque la valeur de l’herbe déclinera. Un vermifuge adapté sera administré. Sur cette période, on se fixe un objectif de GMQ de  750 g.

A la rentrée à l’automne, les animaux alors âgés de 16 à 18 mois et pesant 400 kgs soit 2/3 du poids adulte seront inséminés. Ces femelles vêleront donc à deux ans à 600 kg.

Quelles sont les mensurations prises sur les animaux et quelles conclusions en tirer ?

GB :

Les références de mensuration du tour de poitrine en vêlage précoce sont les suivantes :

  • Au sevrage 1m  pour 90 kg,
  • A 6 mois 1,33 m pour 200 Kg,
  • A l’insémination 1,72 m pour 400kg,

Si vous deviez mettre en avant trois points essentiels gages de réussite, quels seraient-ils ?

GB :

  1. Etre au plus près des 200kg à 6 mois
  2. Avoir des croissances élevées sans engraissement grâce à des rations équilibrées et un  encombrement maximum permis par la paille par exemple qui donne de la capacité d’ingestion et développe le rumen.
  3. Travailler de petits lots d’animaux, c’est à dire 8 à 10 maximum et homogènes pour ajuster au plus près le rationnement et éviter la concurrence.

Quels sont les documents remis à l’éleveur dans le cadre de ce service ?

GB :

Le calcul du GMQ animal par animal entre chaque mensuration avec mise en relation des origines génétique et un commentaire des résultats obtenus et des moyens à mettre en œuvre pour parvenir à remplir les objectifs.

Un dernier mot ?

GB :

Un éleveur a tout à gagner à faire vêler jeune à condition d’être rigoureux sur l’élevage. C’est cette rigueur que peut apporter le service « Génisses Conseil » délivré par le Contrôle Laitier.

Gilles Bénard reviendra plus longuement sur l’ensemble de ces points en les illustrant avec les femelles de l’élevage de la SCL du Bois d’Erneville.

Gilles Bénard et Samuel Journée

 

EARL Lacaille, l'aboutissement

Vivre sa génétique normande :   EARL LACAILLE, l’aboutissement.


Exploitation du Pays de Caux, région de Cany-Barville.
Quotas laitier : 325 000 litres. 45-50 vaches. Age au vêlage : 25 mois en moyenne.
Surface : 65 hectares.
Main d’œuvre : François et son épouse.


François Lacaille apportera son témoignage lors de la Journée Normande dans le cadre du thème « vivre sa génétique normande ».
EARL Lacaille est un bel exemple de réussite sur le plan génétique. Leur travail de sélection s’est concrétisé l’an dernier par la remise en service du taureau UCANY (Monkey/Hollydays) qui se place aujourd’hui encore, en troisième position sur le classement de synthèse des taureaux normands disponibles avec 157 points d’ISU.
Lorsque François Lacaille s’installe sur l’exploitation familiale en 1989, rejoint quelques années plus tard par son épouse lors du départ à la retraite de son père, l’objectif d’avoir des mères à taureaux n’est pas forcément parmi les priorités de l’élevage. La sélection du troupeau s’est toujours faite de manière globale, utilisant au mieux les organismes d’élevages afin de faire évoluer son cheptel laitier.
L’utilisation systématique de l’insémination artificielle et l’appui du contrôle laitier ; les conseils techniques et les accouplements raisonnés répondant aux objectifs de l’élevage ont permis d’obtenir ce niveau de production situé à 8000 kg de moyenne à 41 de TB et 35 de TP et bien sûr l’apparition de cette souche de mères à taureaux qui a fait du chemin aujourd’hui !
Tout commence par une vache nommée Russie (Hollydays/Embargo), repéré par le GNA en tant que primipare. Premier veau, premier mâle, qui passera avec succès l’ensemble des étapes d’un veau entré en station du GNA, qui trouvera place au sein d’une entreprise de sélection et sera indexé très favorablement à l’issue du testage. Il s’agit du taureau UCANY !    
A rappeler simplement que l’on part en moyenne de 1500 à 1800 veaux proposés au GNA chaque année ; environ 360 veaux entrés en station jusqu’à l’an dernier (avant la génomique), qu’en moyenne 135 jeunes taureaux trouvaient place en entreprise de sélection pour un rendu post-testage d’une dizaine de taureaux remis en service ! (le nombre variant selon les séries). Donc, une belle réussite pour UCANY, premier mâle de l’exploitation sélectionné pour les besoins du schéma !
Suite au repérage de Russie, un travail de fond s’opère afin de démultiplier la souche. Contrats Top GNA en 2004 qui a permis la naissance d’Autriche et Albanie (filles d’Orphelin) grâce à la transplantation embryonnaire…  et le travail de sélection se poursuit aujourd’hui au travers des filles et bientôt des petites-filles !
François et son épouse ont toujours joué le jeu de la transplantation embryonnaire qui reste l’essence des contrats Top GNA. Les risques financiers restent mineurs, le contrat couvrant une grande partie des frais de collecte ; il y a la valorisation des produits mâles par le GNA et surtout la possibilité de démultiplier la souche par la voie femelle et de récupérer d’excellentes filles !
On compte aujourd’hui plus d’une quinzaine de vaches et génisses appartenant à cette souche au sein de l’exploitation avec ce travail effectué ces dix dernières années.

 

EARL de Gainnemare

Mathieu et son fils

EARL DE GAINNEMARE
Mathieu Fercoq et sa famille






 
Le mois de mai 2008 a été riche en évènements pour l’Association Normande de Haute-Normandie, parmi ces évènements la Journée Normande du 15 mai et le Concours normand du Comice Départemental de Neufchâtel en Bray ont été les temps forts. Ces deux temps forts ont mis en valeur l’ EARL de Gainnemare  dirigée par Mathieu Fercoq et sa famille.

Lire la suite...
 

GAEC LAGUERRE, les nouvelles techniques

Vivre sa génétique normande :   le GAEC Laguerre, les nouvelles techniques.


Exploitation du Pays de Caux, région de Doudeville.
Quotas laitier : 470 000 litres. 75 vaches. 7000 kg de moyenne, 44 TB et 35,4 TP.
Surface : 74 hectares.
Main d’œuvre : Christophe, en GAEC avec son neveu ; un salarié à trois-quarts temps.


Christophe Laguerre apportera son témoignage lors de la Journée Normande dans le cadre du thème « vivre sa génétique normande ».
Christophe est un passionné de génétique normande, un éleveur qui connaît parfaitement les vaches de son troupeau, qui sait repérer les meilleurs souches et connaît pertinemment l’intérêt de les démultiplier.
 A plusieurs reprises ces dernières années, il a su utiliser les techniques mises à disposition (transplantation embryonnaire, semence sexée…) pour sauver une lignée femelle, voire démultiplier une bonne vache qui a fait carrière, avant sa réforme  et les résultats sont à la hauteur des espérances.
Ozone (Gaspard/hipparion) est une vache qui a effectuée un excellent parcours et une carrière laitière exemplaire. 5 lactations dont 4 à plus de 8000 kg de moyenne 305 jours avec 35 de TP. Avant sa réforme fin 2006, la décision est prise de la collecter afin d’augmenter la descendance femelle de cette vache remarquable en production, en longévité et qualités morphologiques. C’est le taureau Royal Holl qui est utilisé. Avec le recul, aucun regret !
4 femelles seront récupérées de ce flush dont deux sont déjà en production et donnent entière satisfaction à l’éleveur. Ainsi Colonne, vêlée à 25 mois affiche 22 kg de moyenne sur 260 jours avec 42,6 de TB et 35,8 de TP !
Fin 2008, Christophe est confronté à une situation que tout éleveur a pu rentrer au cours de sa carrière : une vache tarie qui n’a jamais vêlée (qui a donc coulée en cours de route). Cette vache, ce n’est pas n’importe laquelle, il s’agit d’Union (Idris/Elixir), une vache avec 3 lactations révolues dont la dernière à plus de 9300 kg de lait 305 jours… une vache favorablement indexée… une vache impressionnante en morphologie (594 kg de carcasse sur le ticket de pesée d’abattage)… 3 veaux : 3 mâles !
Christophe décide donc de la collecter avant de la réformer, comme son but est de récupérer une descendance femelle, il fera le choix de la semence sexée. En plus, Union étant favorablement indexée, il existe une aide à la transplantation embryonnaire au sein de l’UNOG dans le but de démultiplier les femelles normandes proches de la qualification schéma… une aide couvrant une grande partie des risques d’échec (153 euros si le traitement de la donneuse n’a pas marché et l’IA de chaque receveuse vide suite à la repose d’un embryon est gratuite c'est-à-dire mise en place + génétique hors bon de réservation). C’est le taureau Rafiot (Immortel/Diamètre) disponible en semence sexée qui est choisi pour la collecte. Au final, 3 femelles vont naître de ce flush. Union sera collectée une seconde fois, avec le taureau Saint Yorre (semence classique). 6 embryons, 2 posés en frais avec pour résultat un mâle et une femelle. Les derniers embryons sont reposés.
La lignée « Union » est donc sauvée avec plusieurs filles intéressantes en index  qui pourront perpétuer la souche dans les prochaines années.
 

 
  • «
  •  Début 
  •  Précédent 
  •  1 
  •  2 
  •  Suivant 
  •  Fin 
  • »


Page 1 sur 2

Rechercher

Actualités

  • 09.08.11 Actualités

    Index normands de novembre 2011 (cliquez sur ce lien)

    Taureaux testés sur descendance :

     La troisième indexation de l’année est par habitude plutôt favorable aux jeunes promus. Cette indexation n’échappe pas à cette règle avec une bonne tenue des taureaux de cette…

  • 20.08.09 Actualités

    alt

    Faites l'acquisition d'un panneau de ferme

    diverses options possibles à partir de 125 € HT

    Contact : 02 35 59 22 00

  • 19.09.08 Actualités


    L'Association Normande de Haute-Normandie vous acceuille sur son site dédié à la Race Normande.

    Grâce à l'appui du département de la Seine-Maritime, la réalisation de ce nouvel outil a été possible.

    Moyen incontournable de communication, cela doit permettre de toucher…

Partenaires