AEBRN-HN - Association des éleveurs de Bovins de Race Normande de Haute-Normandie

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Présentation d'élevages

GAEC LAGUERRE, les nouvelles techniques

Vivre sa génétique normande :   le GAEC Laguerre, les nouvelles techniques.


Exploitation du Pays de Caux, région de Doudeville.
Quotas laitier : 470 000 litres. 75 vaches. 7000 kg de moyenne, 44 TB et 35,4 TP.
Surface : 74 hectares.
Main d’œuvre : Christophe, en GAEC avec son neveu ; un salarié à trois-quarts temps.


Christophe Laguerre apportera son témoignage lors de la Journée Normande dans le cadre du thème « vivre sa génétique normande ».
Christophe est un passionné de génétique normande, un éleveur qui connaît parfaitement les vaches de son troupeau, qui sait repérer les meilleurs souches et connaît pertinemment l’intérêt de les démultiplier.
 A plusieurs reprises ces dernières années, il a su utiliser les techniques mises à disposition (transplantation embryonnaire, semence sexée…) pour sauver une lignée femelle, voire démultiplier une bonne vache qui a fait carrière, avant sa réforme  et les résultats sont à la hauteur des espérances.
Ozone (Gaspard/hipparion) est une vache qui a effectuée un excellent parcours et une carrière laitière exemplaire. 5 lactations dont 4 à plus de 8000 kg de moyenne 305 jours avec 35 de TP. Avant sa réforme fin 2006, la décision est prise de la collecter afin d’augmenter la descendance femelle de cette vache remarquable en production, en longévité et qualités morphologiques. C’est le taureau Royal Holl qui est utilisé. Avec le recul, aucun regret !
4 femelles seront récupérées de ce flush dont deux sont déjà en production et donnent entière satisfaction à l’éleveur. Ainsi Colonne, vêlée à 25 mois affiche 22 kg de moyenne sur 260 jours avec 42,6 de TB et 35,8 de TP !
Fin 2008, Christophe est confronté à une situation que tout éleveur a pu rentrer au cours de sa carrière : une vache tarie qui n’a jamais vêlée (qui a donc coulée en cours de route). Cette vache, ce n’est pas n’importe laquelle, il s’agit d’Union (Idris/Elixir), une vache avec 3 lactations révolues dont la dernière à plus de 9300 kg de lait 305 jours… une vache favorablement indexée… une vache impressionnante en morphologie (594 kg de carcasse sur le ticket de pesée d’abattage)… 3 veaux : 3 mâles !
Christophe décide donc de la collecter avant de la réformer, comme son but est de récupérer une descendance femelle, il fera le choix de la semence sexée. En plus, Union étant favorablement indexée, il existe une aide à la transplantation embryonnaire au sein de l’UNOG dans le but de démultiplier les femelles normandes proches de la qualification schéma… une aide couvrant une grande partie des risques d’échec (153 euros si le traitement de la donneuse n’a pas marché et l’IA de chaque receveuse vide suite à la repose d’un embryon est gratuite c'est-à-dire mise en place + génétique hors bon de réservation). C’est le taureau Rafiot (Immortel/Diamètre) disponible en semence sexée qui est choisi pour la collecte. Au final, 3 femelles vont naître de ce flush. Union sera collectée une seconde fois, avec le taureau Saint Yorre (semence classique). 6 embryons, 2 posés en frais avec pour résultat un mâle et une femelle. Les derniers embryons sont reposés.
La lignée « Union » est donc sauvée avec plusieurs filles intéressantes en index  qui pourront perpétuer la souche dans les prochaines années.
 

 

EARL Lacaille, l'aboutissement

Vivre sa génétique normande :   EARL LACAILLE, l’aboutissement.


Exploitation du Pays de Caux, région de Cany-Barville.
Quotas laitier : 325 000 litres. 45-50 vaches. Age au vêlage : 25 mois en moyenne.
Surface : 65 hectares.
Main d’œuvre : François et son épouse.


François Lacaille apportera son témoignage lors de la Journée Normande dans le cadre du thème « vivre sa génétique normande ».
EARL Lacaille est un bel exemple de réussite sur le plan génétique. Leur travail de sélection s’est concrétisé l’an dernier par la remise en service du taureau UCANY (Monkey/Hollydays) qui se place aujourd’hui encore, en troisième position sur le classement de synthèse des taureaux normands disponibles avec 157 points d’ISU.
Lorsque François Lacaille s’installe sur l’exploitation familiale en 1989, rejoint quelques années plus tard par son épouse lors du départ à la retraite de son père, l’objectif d’avoir des mères à taureaux n’est pas forcément parmi les priorités de l’élevage. La sélection du troupeau s’est toujours faite de manière globale, utilisant au mieux les organismes d’élevages afin de faire évoluer son cheptel laitier.
L’utilisation systématique de l’insémination artificielle et l’appui du contrôle laitier ; les conseils techniques et les accouplements raisonnés répondant aux objectifs de l’élevage ont permis d’obtenir ce niveau de production situé à 8000 kg de moyenne à 41 de TB et 35 de TP et bien sûr l’apparition de cette souche de mères à taureaux qui a fait du chemin aujourd’hui !
Tout commence par une vache nommée Russie (Hollydays/Embargo), repéré par le GNA en tant que primipare. Premier veau, premier mâle, qui passera avec succès l’ensemble des étapes d’un veau entré en station du GNA, qui trouvera place au sein d’une entreprise de sélection et sera indexé très favorablement à l’issue du testage. Il s’agit du taureau UCANY !    
A rappeler simplement que l’on part en moyenne de 1500 à 1800 veaux proposés au GNA chaque année ; environ 360 veaux entrés en station jusqu’à l’an dernier (avant la génomique), qu’en moyenne 135 jeunes taureaux trouvaient place en entreprise de sélection pour un rendu post-testage d’une dizaine de taureaux remis en service ! (le nombre variant selon les séries). Donc, une belle réussite pour UCANY, premier mâle de l’exploitation sélectionné pour les besoins du schéma !
Suite au repérage de Russie, un travail de fond s’opère afin de démultiplier la souche. Contrats Top GNA en 2004 qui a permis la naissance d’Autriche et Albanie (filles d’Orphelin) grâce à la transplantation embryonnaire…  et le travail de sélection se poursuit aujourd’hui au travers des filles et bientôt des petites-filles !
François et son épouse ont toujours joué le jeu de la transplantation embryonnaire qui reste l’essence des contrats Top GNA. Les risques financiers restent mineurs, le contrat couvrant une grande partie des frais de collecte ; il y a la valorisation des produits mâles par le GNA et surtout la possibilité de démultiplier la souche par la voie femelle et de récupérer d’excellentes filles !
On compte aujourd’hui plus d’une quinzaine de vaches et génisses appartenant à cette souche au sein de l’exploitation avec ce travail effectué ces dix dernières années.

 

Stéphane Tougard, la génétique en devenir

Vivre sa génétique normande :   Stéphane Tougard, la génétique en devenir.


Exploitation du Pays de Caux, région de Bolbec.
Quotas laitier : 310 000 litres, 50 vaches laitières.
Surface : 70 hectares.
Main d’œuvre : Stéphane avec l’aide de son père à la retraite.


Stéphane Tougard apportera son témoignage lors de la Journée Normande dans le cadre du thème « vivre sa génétique normande ».
Stéphane est un éleveur passionné récemment installé qui a fait le choix de la normande et ne le regrette pas.
Stéphane ne s’était pas destiné à reprendre l’installation familiale mais il l’a fait par goût de l’élevage alors qu’un parcours professionnel tout aussi prometteur l’attendait dans un autre domaine.
Ce goût pour l’élevage, se conjugue avec sa passion calculée pour la normande.
« 50 % du troupeau n’est pas issu de l’exploitation, le quota à augmenté de moitié depuis mon installation en 2006, il a donc fallu acheter des animaux ».
La normande déjà présente sur le troupeau a été conservée alors que le quota augmentait de 50 % en 2 ans durant lesquels la mise aux normes a du en plus être faite.
Pour Stéphane les choix ont été simples :
1-    La normande était déjà présente sur le troupeau, c’est une race qu’il aime bien mais elle lui a surtout rapporté 40 € / 1000 litres de plus que le prix de base sur l’exercice 2009.
2-    La normande a permis une bonne optimisation du temps travail grâce à la possibilité par exemple de ne donner qu’une seule buvée par jour aux veaux et de nourrir les vaches qu’en un seul repas
3-    La recherche d’animaux a été facilitée par l’Association Normande et  Normandie Génisse
4-    Les normandes se sont très bien adaptées au système intensif dû à la faible part d’herbe sur l’exploitation disponible pour les vaches (7 ha) et le chargement très important de 3,20 UGB / ha. Le lait et les taux sont là : 7200 kg de lait standards à 35,5 de TP et 45 de TB.
5-    Le vêlage 2 ans bien maîtriser a permis d’augmenter plus rapidement le nombre de vaches en production.

L’élevage est déjà presque en croisière et la normande a tout a fait sa place dans ce système intensif et rentable.

 

Paul Follet, la rentabilité

Vivre sa génétique normande :   Paul Follet, la rentabilité


Exploitation du Pays de Caux, région de Cany-Barville.
Quotas laitier : 360 000 litres
Surface : 140 hectares
Main d’œuvre : 2 salariés et un apprenti (1plein temps est utilisé pour des travaux d’entreprise agricole)


Paul Follet apportera son témoignage lors de la Journée Normande dans le cadre du thème « vivre sa génétique normande ».
L’objectif de Paul Follet est d’obtenir une rentabilité maximale sur son atelier lait.
Quels sont les leviers qui lui permettent d’optimiser ses marges ?
1-    Un âge moyen au vêlage de 2 ans et 5 mois soit un gain de 200 € par génisse comparativement à du vêlage 3 ans. L’apport d’un conseil par le Contrôle Laitier sur le suivi des génisses
2-    Un coût alimentaire faible de 75 €/ 1000 litres de lait dont  37 € de concentrés grâce à :
                        -l’utilisation de tourteaux de colza,
                          -une utilisation modérée sur les 80 premiers jours de lactation uniquement du concentré de production composé aux 2/3 de pulpe sèche et 1/3 de colza qui revient à 120 € la tonne,
                          -l’utilisation de sous-produit, pulpe surpressée et drèche de brasserie,
                -une ration de base composée à 25% d’ensilage d’herbe fait des refus de printemps des génisses grâce auxquels l’utilisation du tourteau de soja est encore diminuée.
3-    Une bonne valorisation des produits par :
                          -des taux de 41.7 en TB et 35.3 en TP, le tourteau de colza ayant l’avantage de diminuer le TB (ce qui est intéressant en termes de référence matière grasse, + 20 000 litres de lait produits) et d’augmenter le TP.
               -des primes qualités maximales en l’absence de cellules et de butyriques par des pratiques de traite rigoureuses,
               -des animaux bien valorisés : 25 vaches de réforme vendues après finition, 1000€. Parmi ces 25 vaches, 4 d’entre elles ont été vendues en lait grâce à l’Association Normande, 1200 € chacune.
               -des veaux mâles valorisés à 180 € à 8 jours en moyenne.
4-    Une génétique bien mise en valeur grâce à :
              -des choix de taureaux réfléchis basés sur le lait, la mamelle, les aplombs et la variabilité,
             -20 % de testage fait ce qui donne droit à un grand choix de taureaux,
              -l’appui de techniciens UNOG compétents et disponibles dans le cadre du service élaboré OS Normand.

L’ensemble de ces éléments amène à un prix brut pour la campagne 2009/2010 de
328 €/ 1000 litres  pour un coût de production de 315 €/ 1000 litres incluant la main d’œuvre. Des chiffres qui parlent d’eux-même…
Données CERHN, exercice clôturé au 31.3.2010

 

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